Vendredi 6 novembre 2009

Entamé en septembre, la grève des arbitres contre la Fédération Française de Natation continue de perturber les différents championnats, comme celui de Nationale 1 où opère Senlis.

 

Alors que la saison a débuté depuis deux mois, le conflit entre la FFN (Fédération française de natation dont dépend le water-polo) et les arbitres n'est toujours pas réglé. Il tient son origine d'un changement de grille des remboursements de frais.

 

« Jusque-là, c'était sur la base des tarifs SNCF et on s'y retrouvait, explique Hubert Michaux, arbitre fédéral au Cercle des Nageurs de Senlis. Une nouvelle trésorière nommée à la FFN applique des remboursements de 15 centimes du km, selon des trajets autoroutiers. On est perdants et c'est ce qui a déclenché la grève. »


Des matches ont été dirigés par un seul arbitre au lieu de deux. D'autres, par des entraîneurs, comme cela a failli être le cas pour Lionel Serreau, le coach senlisien. Parfois, un arbitre a aussi enchaîné deux matches l'après-midi et le soir.
« On ne souhaite pas entrer dans ce conflit, précisait Franklin Lepage, président du CN Senlis. On donne 9 000 € par an à la Fédération pour l'arbitrage et le budget fédéral en ce domaine est de 300 000 €. Alors, il faut vite trouver une solution. »

 

Solution que tous attendaient d'un comité directeur, fin octobre. Comme Hubert Michaux : « J'étais gréviste et, pourtant, j'ai arbitré Douai - Aix en Élite car je savais que Francis Luyce (nldr : président de la FFN) serait présent. Mon geste n'a pas été compris par certains mais j'ai ainsi pu exposer la situation au président, pensant qu'il m'entendrait. »


Ça n'a visiblement pas été le cas. « On reste sur nos positions, on l'a voté à l'unanimité, a confié Francis Luyce. D'ailleurs la majorité des arbitres sont revenus. La Fédération a fait preuve de mansuétude et ça va se calmer. »
Pas sûr, Louis-Frédéric Doyez, directeur général de la FFN, en est conscient. « La modification de grille nous semblait bénigne, on ne s'attendait pas à ce conflit. La nouvelle grille est mise en place jusqu'en mars et un groupe de réflexion va étudier ce sujet pour tenter de trouver des solutions. »


Une sous-commission des arbitres a été créée afin de permettre la reprise et elle doit aussi faire des propositions pour garantir la formation et l'intégrité du corps arbitral.

 

« J'ai le sentiment que la grève va continuer, estime pourtant Hubert Michaux. Les arbitres que l'on proposait pour le groupe de travail n'ont pas été retenus, un autre l'a été alors qu'il ne le souhaitait pas. Et le geste de la FFN de donner 56 € supplémentaires pour les déplacements supérieurs à 400 km ne va toucher que l'Élite. Pour ceux qui tournent entre le Nord et Paris, on est toujours lésés ! »


Les échanges de courriers et de mails se poursuivent donc entre différents acteurs d'un conflit qui semble véritablement dans l'impasse.

 

RENATO PAPADIA

Le courrier Picard

 

 

Par Breizh Swimmers
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 3 novembre 2009
Après Laure Manaudou et Esther Baron, l'équipe de France de natation voit quitter l'une des autres grandes championnes de ces dernières années. A 27 ans, Malia Metella a fait le tour de la question et perdu la flamme, mais pas son sourire éternel. Derrière elle, la nageuse des Pacoussines laisse derrière elle deux médailles d'argent olympique et mondiale, mais aussi une culture de la performance. Un héritage à entretenir...

Malia, pourquoi choisir aujourd'hui de vous retirer ?

Je voyais que je n'avais vraiment plus l'envie alors que les mois passaient de me remettre à l'eau et au boulot, d'enfiler un maillot pour réaliser de belles performances. L'envie n'était plus là au moment de me retrouver au bord d'un bassin et de me dire que j'avais un kilométrage à faire... Tout cet ensemble de sensations m'a fait comprendre et me dire que, oui, Malia, ta carrière est finie, il faut se mettre à la retraite et se pencher sur la suite, à savoir mes études de journalisme, qui me tiennent à coeur. Je suis en deuxième année et je pense surtout à mes études. Professionnellement, j'ai plein d'idées que j'espère pouvoir mener à bien en parallèle.

Votre décision intervient après d'autres annonces de retraite. Celle de Laure Manaudou a-t-elle pu compter dans votre réflexion ?

Non, pas du tout. Laure pensait déjà à faire une pause. Alors que moi, à la sortie des championnats du monde, j'imaginais pouvoir reprendre pour participer aux interclubs avec mon club, puis peut-être les championnats de France et d'Europe, l'été prochain, à Budapest. Mais, non, rien, plus d'envie, il n'y avait plus rien, même pas de motivation. Donc, c'étaient deux situations différentes entre Laure et moi.

"J'ai vécu tellement de choses..."

L'an dernier déjà, en choisissant de réduire vos charges d'entraînement, n'étiez-vous pas déjà d'une certaine façon sur le départ ?
Non parce que j'en réellement repris, j'étais vraiment décidé, encore plus que je ne pouvais l'être à l'issue des JO d'Athènes (2004) pour repartir sur Montréal (2005). Mais là, après Rome, ça a été dur en voyant la saison reprendre, les semaines et les mois passaient, septembre, octobre, à partir de là, je savais que l'envie ne reviendrait pas en décembre ou en janvier. Quelque part, je suis soulagé.

Est-ce que la folie des combinaisons, cette surenchère dans les records et la performance n'a pas dénaturé votre sport et quelque part participé de votre décision ?

Même si c'était grâce aux combinaisons, le grand public s'est plus intéressé à la natation, aux résultats. Forcément, avec le changement de réglementation (*), on revient en arrière et les nageurs sont obligés de faire, mais ça fait partie de notre sport. On s'y fait, les nageurs l'ont bien compris et font avec.

An panthéon de vos meilleurs moments, que retenez-vous à l'heure du bilan ?

Plein de choses, plein de moments. J'ai vécu tellement de choses en équipe de France avec mes coéquipiers, parfois durant un mois entier. Déjà, le fait d‘avoir passé plusieurs années à l'INSEP, les rencontres avec d'autres sportifs, en dehors de la natation, qui m'ont beaucoup aidé au moment de vivre mes premiers Jeux Olympiques parce que je connaissais tout le monde ou presque. Il y a forcément ma médaille aux Jeux, le retour, celle aux championnats du monde, à Montréal, où je me suis battue jusqu'au bout parce que mon ami Solenne Figuès avait aussi décroché une médaille, Laure aussi, Hugues (Duboscq). Je me disais que moi aussi, je pouvais le faire. Mais aussi forcément des mauvais moments, liés aux blessures, une inflammation aux cartilages du thorax, qui m'a handicapée pendant presque un an et demi, au point de devoir continuer à m'entraîner avec. Ça aussi fait partie de la vie d'un sportif de haut niveau.

Evoquez-vous ces difficultés, ces moments de doute de la vie d'un athlète, avec votre petit frère Mehdi (17 ans), qui nage dans votre coulée ?

Non, je veux qu'il le découvre de lui-même et il en est déjà conscient, je pense, puisqu'il est venu s'entraîner avec moi il y a deux ans, il mesure le boulot à accomplir parce que les autres ne le laisseront pas s'exprimer facilement ; eux aussi auront beaucoup travaillé et ne voudront pas laisser leur place. Je le suivrai avant tout que grande soeur ayant déjà emprunté ce chemin, peut-être pourrai-je lui apporter un petit plus parce que je sais l'investissement que cela réclame mentalement notamment.

"Au bord du bassin... en tant que journaliste"

Un investissement que vous n'être plus prête à consentir aujourd'hui ?

Pour le moment, je n'ai plus remis un pied dans l'eau depuis début août, donc, je n'ai plus de rapport avec la natation. Je découvre autre chose, même d'autres sports, à plus petit niveau, je me suis mise au footing, or, tout ceux qui me connaissent savent que ce n'était pas du tout mon fort parce que je détestais ça, je n'y trouvais aucun plaisir et je ne voyais pas ce que ça pouvait m'apporter. Là, je décide de moi-même de partir durant une demi-heure, quarante-cinq minutes et ça me permet d'oublier.

Vous reverra-t-on sur le bord des bassins à l'avenir ?

Oui, pour encourager mes camarades parce que je pense qu'ils ont toujours besoin de moi et d'encouragements, notamment mon amie Coralie Balmy, qui m'a beaucoup encouragé à mon arrivée à Toulouse et que j'ai vu grandir. Alors, oui, j'espère être encore au bord du bassin, mais cette fois en tant que journaliste. Je crois en elles, mes anciennes coéquipières désormais, et en eux aussi, parce qu'il y a les garçons, qui font de belles choses à côté.

Que dirait selon vous la petite Malia des Pacoussines, votre club des débuts, à celle, qui s'apprête à d'aborder cette nouvelle phase de sa vie ?

"Bonne chance !", parce que la vie sportive et la vie professionnelle possèdent à la fois des points communs et d'autres complètement différents. Donc bonne chance pour pouvoir trouver ma voie professionnelle.

A-t-elle atteint ses rêves ?

Oui, une partie en tout cas parce j'espère que d'autres m'attendent...

(*) Au 1er janvier 2010, les combinaisons en polyuréthane sont interdites et seuls les bermudas tout tissu - épaules et dos nus pour les femmes - seront autorisés. Une mesure déjà applicable en France.

Malia METELLA à la loupe

Malia METELLA
27 ans,
Née le 23 février 1982 à Cayenne (Guyane)
1,75 m, 66 kilos


Palmarès

Vice-championne olympique 2004 du 50 nage libre
Vice-championne du Monde 2005 du 100 nage libre
Triple championne d'Europe 2004 du 100 nage libre et au titre des relais 4x100 nage libre et 4x100 4 nages
Médaillée de bronze aux championnats d'Europe 2006 au titre du relais 4x100 nage libre
21titres de championne de France depuis 2001 dont 9 consécutifs sur le 50 nage libre

Petit bassin:


Championne d'Europe 2003 et 2004 du 100 nage libre
5 titres de championne de France

Détentrice des records de France:  50 nage libre (PB et GB) et du 100 nage libre (GB)

Parcours
Née le: 23 février 1982 à Cayenne (Guyane)
Taille: 1,75 m Poids : 66 kg
Premier club: USLM les Pacoussines, à Montgoly (Guyane) ; Malia commence à nager à 4 ans
Entraîneurs:
Patrick CESAIRE en Guyane (de 6 à 15 ans)
Alain IACONO en Guyane (de 16 à 17 ans)
Jean-Lionel REY à l'INSEP (de 18 à 24 ans)
Frédéric BARALE et Lucien LACOSTE au Pôle France de Toulouse (de24 à 27 ans)
Frédéric VERGNOUX (en alternance avec Barale et Lacoste) au Lagardère Paris Racing (2008 à 2009)

Infos+:
Licenciée depuis mai 2006 aux Dauphins Toulouse OEC
Première sélection en équipe de France A aux Jeux Méditerranéens 2001 (victoire sur 100 m papillon)
Etudiante en journalisme à l'Institut européen de Journalisme

Jeux Olympiques:  2 sélections (Athènes 2004, Pékin 2008)

Championnats du monde:
3 sélections (Montréal 2005, Melbourne 2007, Rome 2009)

Championnats d'Europe:
3 sélections (Madrid 2004, Budapest 2006, Eindhoven 2008)

Championnats d'Europe petit bassin:
7 sélections (Anvers 2001, Riesa 2002, Dublin 2003, Vienne 2004, Trieste 2005, Helsinki 2006, Debrecen 2007)

SA CARRIERE A LA LOUPE

2001 :

Chpts de France
, Chamalières, double championne de France du 50 nage libre (26.39) et du 100 papillon (1.01.79)

Jeux Méditerranéens, Tunis (Tunisie), Vainqueur du 100 papillon (1:01.31) et 5e du 50 nage libre (26.79)

Chpts d'Europe 25m, Anvers (Belgique), 21e du 50NL (25.89) et 21e du 100
papillon (1.01.91)

2002 :

Chpts de France
, Chalon-sur- Saône, double championne de France du 50 NL (26.15; 26.14 en 1/2 finale) et du 100 papillon (1.01.02), vice championne de France du 100 NL (57.13) et médaillée de bronze du 50 papillon (28.16; 28.04 en 1/2 finale)

Chpts d'Europe 25m, Riesa (Allemagne), 17e du 50NL (25.92), 23e du 100 nage libre (56.76), 14e du 50 papillon (27.65) et 16e du 100 papillon (1:00.88)

2003 :

Chpts de France
, St-Etienne, double Championne de France du 50 nage libre (25.70) et 100 nage libre (56.16), vice championne de France du 100 papillon (1:01.47)

Chpts de d'Europe (25m)
, Dublin (Irlande), Championne d'Europe du 100 nage libre (53.15 RF), 3e du 50 nage libre (24.54 RF) et 4e du 100 papillon (58.42)

2004 :


Chpts de France, Dunkerque, Double championne de France du 100 nage libre (55.22 ; 54.73 RF en 1/2 finale) et du 50 nage libre (25.07 RF), 2e du 100 papillon (59.78 ; 59.52 en 1/2 finale)

Chpts d'Europe, Madrid (Espagne), Championne d'Europe du 100 nage libre (54.46 RF) et vice championne d'Europe du 100 papillon (58.78 RF). Championne d'Europe au titre du relais 4x100 nage libre (3:40.67 RF), championne d'Europe au titre du relais 4x100 4 nages (4:05.96 RF)

Jeux Olympiques, Athènes (Grèce), vice-championne olympique du 50 nage libre (24.89 RF), 4e du 100 nage libre (54:50), 5e au titre du relais 4x100 nage libre (3:40.23; RF) avec Solenne Figués, Céline Couderc et Aurore Mongel; 9e du 100 papillon (59.28), 14e au titre du relais 4x100 4 nages (4:11.42) avec Alexandra Putra, Laurie Thomassin et Aurore Mongel

Chpts de d'Europe (25m), Vienne (Autriche), Championne d'Europe du 100 m nage libre (53.37), médaillée de bronze du 100 paillon (58.47) et 4e du 50 nage libre (24.71)

2005 :

Chpts de France (25m)
, Dunkerque, Double championne de France du 50 nage libre (24.75) et du 50 papillon (26.76)

Chpts de France, Nancy, Quadruple championne de France du 50 nage libre (25.22), 100 nage libre (55.12) du 50 papillon (27.47) et du 100 papillon (59.66)

Chpts du Monde, Montréal (Canada), vice championne du monde du 100 nage libre (54.74), 9e du 50 nage libre (25.35), 20 du 100 papillon (1:00.91) et 5e au titre du relais 4x100 nage libre (3:39.45 RF).

2006 :

Chpts de France, Tours, triple championne de France des 50 (25.17) et 100 nage libre (55.23) et du 50 papillon (27.46), et 3e du 100 papillon(1:00.74)

Chpts de d'Europe, Budapest (Hongrie), 6e du 50 nage libre (25.20); 11e de la 1/2 finale du 100 nage libre (55.56). 19e du 100 papillon (1:00.90); 3e au titre du relais 4x100 nage libre (3:38.83 RF)

Chpts de France (25m), Istres, championne de France du 100 nage libre
(54.27), 2e du 50 nage libre (25.16) et 4e du 50 papillon (27.29)

Chpts de d'Europe (25m), Helsinki (Finlande), 7e du 50 nage libre (24.93), 11e du 100 nage libre (54.84), 9e du 100 papillon (59.35) et 4e du au titre du relais 4x50 NL (1:38.74 RF) et 4x50 4N (1:49.15 RF)

2007 :

Chpts du Monde, Melbourne (Australie), 7e du 50 nage libre (25.02) , 8e du 100 nage libre (54.77) et 6e au titre du relais 4x100 nage libre (3:40.09)

Chpts de France, Saint-Raphaël, double championne de France des 50 nage libre (25.21) et du 50 papillon (27.38), et 3e du 100 nage libre (55.28) et 3e du 100 papillon(1:00.74)

Chpts de France (25m), Nîmes, double championne de France du 50 nage libre (24.75) et du 100 nage libre (54.27)

Chpts de d'Europe (25m), Debrecen (Hongrie), 4e du 50 nage libre (24.44), 5e du 100 nage libre (53.62), 12e du 100 papillon (59.29) et 3e au titre du relais 4x50 4N (1:48.49 RF).

2008:

Chpts d'Europe, Eindhoven (Pays-Bas), 4e du 50 nage libre (24.93)

Chpts de France, Dunkerque, Championne de France du 50 nage libre (24.87 et 24.83 RF en 1/2 finale) et du 100 nage libre (53.99 RF)

Jeux Olympiques, Pékin (Chine), 12e du 50 nage libre (24.89), 9e du 100 nage libre (54.20)

2009:


Chpts de France, Montpellier, Championne de France du 50 nage libre (24.69 RF) et du 100 nage libre (53.49 RF)
Par Breizh Swimmers - Publié dans : Nageurs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 3 novembre 2009
Nettement moins médiatique que Laure Manaudou, Malia Metella, la capitaine de l'équipe de France féminine, statut qu'elle assumait avec brio depuis plusieurs saisons et encore l'été dernier à Rome lors des Mondiaux, n'en restait pas moins une des figures de la natation tricolore qu'elle choisit à 27 ans de quitter au terme d'une riche carrière, dont le point d'orgue restera sa médaille d'argent aux JO d'Athènes en 2004, annonce le quotidien L'Equipe
Par Breizh Swimmers - Publié dans : Nageurs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 3 novembre 2009
La natation a commencé sa saison ce week-end à Saint-Joseph, par un meeting qui a permis aux nageurs de se dégourdir les pattes.

Il aura donc fallu aller dans le Sud sauvage pour voir enfin tous les nageurs locaux enfiler à nouveau leurs maillots. Quoi de neuf sous les tropiques ? La paire Huot-Marchand/Hassambay s’est laissée pousser les cheveux, Mathilde Hoarau a franchement pris des épaules et surtout, tout le monde est revenu à ce bon vieux maillot de bain qui ramène la natation dans un domaine un peu plus compréhensible par le grand public.

“C’est un peu l’inconnue, la fin des combinaisons, explique d’ailleurs Huot-Marchand. Cela aidait beaucoup sur les longues distances. Sans, on sent quand même la différence. Maintenant, on n’a plus le choix, on fait avec.” Pour les entraîneurs, l’heure était surtout au grand soulagement de voir leurs nageurs enfin se confronter aux chronos. Grégory Lefebvre, au NSDR, ne dit pas autre chose : “On avait vraiment hâte d’y retourner, d’autant que cette compétition arrive tard. On en sera bientôt aux Interclubs, puis les championnats en petit bassin, le meeting…

Il n’y aura que de grosse échéances.” Lui a le sourire : sa protégée Claudie Rivière est auteure des deux gros chronos du week-end, pulvérisant les records régionaux du 200 m 4 nages et du 400 m nage libre chez les 12 ans. Et encore, le NSDR, comme la plupart de ses petits camarades, sort tout juste de son stage de vacances, où le travail a été dur à encaisser. “On le voit, les bras sont un peu lourds…”

Huot-Marchand à la relance

Au Smac, où Emmanuel Butty a perdu ses deux grosses locomotives (Auriane Hoareau et Géraldine Huffner parties en métropole), il y a cependant l’arrivée de Steve Laude, venu s’occuper des catégories les plus jeunes. La plus grosse nouveauté du club du Nord réside donc dans cette recrue technique.

 Les ambitions pour les futurs Interclubs seront revues à la baisse, mais le travail est focalisé sur l’éclosion des jeunes pousses. “Ça me manquait, moi aussi, d’être au bord des bassins. On en avait tous envie”, lâchait d’ailleurs l’entraîneurs sainte-marien. Tout comme son homologue Portois, Fredo, tout content de voir le niveau de ses nageuses : “Ah oui, ça nage déjà bien ! Pour les Interclubs, il y aura peut-être bien moyen de faire quelque chose, derrière Saint-Joseph, qui me semble vraiment intouchable.”

Le CNSJ, justement, n’a pas changé. La grosse armada est toujours là, avec les Iscaye, Vitry, Gonier, Hassambay, Faubourg, Huot-Marchand… Ce dernier, justement, locomotive de la natation péi, retrouve quelques sensations : “J’ai repris en septembre, et quelques semaines plus tard, j’ai eu une baisse de motivation. Je n’avais plus trop envie. Puis en revenant aux entraînements, avec les conseils de Chrystel (Tschumi), les potes, c’est revenu.”

Lui qui sort d’une année qui l’a emmené avec l’équipe de France aux Jeux de la jeunesse européenne, sans faire une grosse saison chronométrique, se fixe maintenant pour objectif d’aller à Singapour, pour les Jeux mondiaux des jeunes. “On verra, les temps ont été resserrés alors qu’il n’y a plus les combis. Je pense à ces Jeux, mais je sais que ça va être dur.”

Saint-Joseph a ouvert la saison, il faudra désormais surveiller les chronos dès les Interclubs à Plateau-Caillou, dans deux semaines.

Loïc Chaux
www.clicanoo.com

Loïc Chaux
Par Breizh Swimmers - Publié dans : Résultats sportifs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 3 novembre 2009
C'est un « VSD » de folie que vit la natation sénégalaise avec le 1er meeting international de Dakar qui a débuté hier et se poursuit aujourd'hui et la 22e édition de la « Traversée Dakar-Gorée » qui sera disputée demain.

On attend du beau monde pour ces grands rendez-vous initiés par la Fédération sénégalaise de natation pour la promotion de la discipline. Ainsi, Malick Fall et Binta Zahra Diop, les fers de lance de la natation sénégalaise, vont prendre part au 1er meeting international de Dakar qui verra la participation de sommités de la natation comme le Français Hugues Duboscq qui a été médaillé olympique aux JO d'Athènes (2004) et de Pékin (2008) sans compter ses titres décrochés aux derniers Mondiaux. La 22e édition de la Traversée Dakar-Gorée, dimanche 1e novembre, va clôturer ce week-end de feu de la natation sénégalaise. Pour la circonstance, le double circuit lancé l'année dernière sera reconduit. Ainsi, il y aura une course sur une distance de 4,5 km réservée aux « amateurs » dont le départ sera donné à la plage de la Voile d'or. L'épreuve reine qui met aux prises l'élite de la natation, prendra son départ à Thiaroye pour une course de 7,8 km.

Pour ces deux courses, une participation de près de 500 nageurs est attendue. Et comme il est de coutume, on devrait vivre une ambiance de fête à l'arrivée à Gorée.

Rappelons que Matar Samb de l'Olympique de Ngor en messieurs et Oulèye Diallo de la Bceao chez les dames avaient remporté l'édition 2008 en réalisant respectivement des chronos de 1h 36mn 58 et 1h 45mn 06.

www.allafrica.com
Par Breizh Swimmers - Publié dans : Résultats sportifs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés